CP Conseil Grandir avec les mots
Une invitation à rêver la forme du monde, dans un état d'esprit haïku ...
Dans une démarche d'écriture créative, j'ai ouvert un espace dédié au haïku, en vous livrant les grands principes de la philosophie du haïku. Une invitation pour en écrire pour soi et à partager avec d'autres.
Une fois par mois, un haïku, pour le plaisir d'échanger d'échanger avec vous ce langage poétique.
Le Haïku est un art poétique japonais, comme le monde des arts au Japon, il possède ses propres règles et principes, et ses grands maîtres haïkistes : Bashō, Buson, Issa et Shiki, des noms que vous connaissez peut-être.
Chaque mois, un haïku à lire à voix haute...
Haïshas
Haikus illustrés d'une image

Le Haïku raconte une scène
Le haïku, un poème minuscule, initialement constitué de 3 vers, dix-sept syllabes (5/7/5), huit à quinze mots – provoquerait chez le lecteur-auditeur, selon Roland Barthes "un petit incendie mental" ! Le genre Haïku est image ! Il est bref, concis, sobre, dans un langage simple, sans le moindre effet de rhétorique poétique.
Il se construit sur un rythme qui lui est propre, en jouant sur les contrastes : court-long .Soit long-court en deux lignes (3-6-2). Soit sous la forme court-long-court (5-7-5), une autre forme qui pousse à la créativité, à l’innovation littéraire. La place des différents idées qui constituent la scène pourrait se rapprocher :
-La ligne 1 lieu ou objet au début de la scène ;
- la ligne 2 ce qui se voit de la scène ;
- La ligne 3 la chute, sur un plan plus resserré.
Le haïku invite à la contemplation d’une scène de la nature ou autre dans l'instant présent, il y a un lien puissant entre le monde de l’infiniment petit et de l’infiniment grand, une tension entre l’éphémère et l’impermanence.
Le haïku invite à une interprétation du lecteur/lectrice, il est en quelque sorte inachevé. Trouvez une scène ou un objet qui vous inspire et laissez venir les mots le plus simplement...
Photographie Corinne Paquin & Vitrail d'Auréline CALOT

En posture d'observateur attentif ...
Le haïku est une sensation, une émotion passagère, presque fugitive qui traverse l’instant, il émerveille, il étonne. Il nécessite un détachement de l’auteur.
Le « je » donne un sens à la scène, mais il n’est pas intégré dedans. C’est une connexion entre vous et la nature, vous et la scène.
Pour Bashō, "le haïku n’est pas dans la lettre mais dans le cœur". Il s’efforce d’exprimer la beauté contenue dans les plus simples choses de la vie. Par l’allusion, le non-dit, il fait appel à la sensibilité du lecteur.